David Ellis

De 1877 à 1903

Le 28 janvier 1877, naissance à Francfort de David Merdochai Elias.

Pendant l'été 1893, David fait la connaissance de Pal, un vieil ermite, qui vit dans un cabane isolée en pleine montagne. Celui-ci, sentant David digne de confiance, lui lègue des formules contenues dans un manuscrit ancien. Pal disparaîtra peu de temps après.

En 1896, à 19 ans, il suit des études à Munich, comme son ami Arthur Scherbius, lui-même natif de Francfort. C'est là, à la suite du spectacle de l'automate parlant du grand Tamperelli que David Elias et son condisciple se donnent comme projet de créer une machine douée d'expression autonome: ensemble, ils construisent le prototype du Profator dès 1897, une machine à écrire produisant des textes sans intervention humaine.

L'année suivante, en 1898, lors d'un voyage aux États-Unis, David Elias rencontre l'écrivain visionnaire Morgan Robertson, qui voit dans le projet du Profator, un accès possible à d'autres dimensions temporelles. Les textes du Profator que lui montre le jeune David Elias le confirme dans son intuition: il y voit clairement, en effet, les reflets de ses propres visions.

Revenu en Allemagne, David Ellias poursuit ses études jusqu'en 1903, puis émigre aux États-Unis.

De 1903 à 1911

David Elias débarque à Ellis Island et anglicise son nom en Ellis (double allusion à son ancien nom et à sa nouvelle vie). Arthur Scherbius, lui, reste en Allemagne et se tourne vers la construction de machines cryptographiques.

En 1905, Ellis s'intéresse aux travaux d'Einstein sur la relativité de l'espace-temps, qui lui semblent renforcer l'intuition de Robertson.

En 1910, David Ellis se rend à New-York pour rencontrer Nikola Tesla, car il souhaite lui présenter le Profator. Cela fait quelques mois que les deux hommes correspondent, et Tesla montre beaucoup d'intérêt pour la machine. Tesla est un homme indépendant et courageux. Ses prises de position en public sur la diffusion d'une énergie libre et gratuite, ainsi que ses travaux audacieux lui ont attiré l'animosité des grands industriels avides de profit et de pouvoir. Depuis quelques années, Tesla est influencé par les enseignements de la philosophie orientale, particulièrement les textes sacrés védiques, et travaille sur leur implication dans ses découvertes. David en est si troublé qu'il quittera les États-Unis, deux ans plus tard, pour se rendre en Inde.

Mais, en ce 19 mai 1910, il est inquiet. La comète de Halley va passer si près de la Terre, qui va devoir traverser la queue de celle-ci, que beaucoup ont prédit la fin du monde... Et le Profator s'est emballé ! Mais qu'en pense Nikola Tesla ?

De 1912 à 1928

C'est une période de voyage et de doute.

En 1912, à 35 ans, il part pour l'Inde, où il restera treize ans. À Bénarès, en 1913, il rencontre le sadhu Ali m'Elterp, à Benarès. Certains quatrains du Profator prédiront alors l'imminence de la grande guerre.

C'est au Sikkim qu'en 1925, il fait la rencontre de Yuri, un jeune homme qui lui fait connaître le récit de Nicolas Notovitch et de certains manuscrits tibétains attestant de la vie de Jésus en Inde et au Tibet.




Yuri participant à une expédition dans l'Himalaya, il incite David à se joindre à lui, à traverser l'Himalaya et découvrir le Tibet. C'est aussi le premier contact de David Ellis avec la société théosophique. Lors de ce premier voyage, David et Yuri rencontrent le moine Pema Telril, près du monastère de Nechung. Pema Telril leur fournira des indications capitales pour mener à bien leur recherche. De Gangtok, David envoie un colis à Arthur Scherbius et une lettre témoignant d'une découverte extraordinaire.

De 1928 à 1931

David Ellis quitte l'Asie en 1928. On le retrouve à Paris, où il semble avoir une mission particulière : on le voit fréquenter les dadaïstes, les milieux artistiques, mais son but est de rencontrer un écrivain dont on lui a parlé faisant partie du cercle théosophique de Paris afin de montrer les étonnantes propriétés électromagnétiques du cœur du nouveau Profator, le «lapis exilis», et de laisser à cette société un échantillon de la pierre afin d'en étudier le rayonnement.




Le réverend Pelet de Lima, en exil à Paris, lisant certains quatrains du Profator, y voit la prédiction d'une seconde guerre mondiale.

En mai 1929, alors qu'il apprend la nouvelle de la mort prématurée de son ami Arthur Scherbius, David Ellis ne semble pas être profondement affecté. Certes, Arthur craignait pour sa vie, se sentant espionné par les Nazis. Mais le dernier message codé connu reçu par David permet de penser qu'Arthur Scherbius aurait mis en scène sa propre mort pour échapper à cette organisation occulte et se serait réfugié en Suisse.

En juin 1931, David Ellis entreprend un voyage en Grèce.

Extrait de son journal : « En ce mois de juin 1931, l'Exposition coloniale fait grand bruit, et la foule qui a envahi les rues de la capitale me perturbe. Je regrette déjà les promenades dans le quartier Montmartre et la quiétude de ses jardins fleuris. Une escapade en Grèce me fera le plus grand bien, pourtant les nouvelles ne sont pas rassurantes, là-bas. Alexandra, que j'appelle familièrement Cassandre, m'a alerté. Il y a menace sur le pays. Mais qui s'en soucie alors ? Et son dernier message est énigmatique : Quelque délice ensanglanté meurt violemment, s'enfuyant sensiblement selon une conque partielle Est-ce un présage pour une fuite précipitée ? »

Ses origines juives étant connues, et sentant le danger des persécutions en Europe, à 55 ans, en 1932, il part pour la Suisse.

De 1932 à 1950

Il vit en Suisse, dans la quasi-clandestinité, des maigres subsides que lui fournit un modeste poste de lecteur-répétiteur de langues dans une institution privée, à Saint-Gall.

C'est à Lausanne, en 1932, que se situe la rencontre avec Mlle Prätie, une adepte de Mme Blavatsky, qui s'intéresse aux quatrains du Profator dans lesquels elle voit des messages à interpréter.

Dans cette période trouble, Scherbius avait trouvé refuge à Lausanne. Par l'intermédiaire de la société de théosophie, il avait pris contact avec Mlle Prätie pour laquelle il avait construit Mimir, un avatar du Profator. Mlle Prätie, ayant caché Scherbius, avait alors contacté Ellis pour le convaincre de venir à Lausanne. Sous le couvert de cette visite, Ellis et Scherbius se seraient retrouvés.

Il commence à travailler sur des versions phoniques du Profator. S'inspirant des travaux de Joseph Faber, il construit avec un collaborateur anonyme (sans doute Scherbius) sept modèles parlants (les Sept-Voix), et arrive à doter le dernier, l'Elliphon, de sa propre voix.

En août 1939, il rencontre Albert Einstein à Berne, mais c'est son contact avec Carl Gustav Jung, en 1941, qui sera décisif pour lui. En effet, à cette époque, Jung travaille sur Psychologie et alchimie (1944), ouvrage induit par ses recherches sur la tradition alchimique européenne où il découvre un fondement à sa psychologie analytique. C'est cette rencontre qui pousse David Ellis à s'ouvrir à cette recherche.

En 1943 se situe un épisode peu connu de la vie d'Ellis, et pour cause : en pleine guerre, il se rend en haute Autriche pour rencontrer Viktor Schauberger, dont les travaux risquent de tomber dans de mauvaises mains.

De 1950 à 1959

En 1950, il répond à l'appel d'un chercheur atypique, qui sera célèbre par la suite. En effet, celui-ci a besoin d'un spécialiste de la cryptographie pour déchiffrer certains textes dont l'importance devait être capitale pour un alchimiste. Il semblerait que ces messages codés aient un rapport avec l'expédition de Heinrich Harrer au Tibet en 1939.

Suite à cette entrevue, on sait que David Ellis va tenter de contacter son ami Pema Telril, afin de se rendre pour la seconde fois au Tibet. On perd sa trace en 1959, peu de temps avant l'invasion du Tibet par la Chine. David Ellis a 82 ans.


1961

De récentes découvertes (un télégramme daté de 1961 adressé au chercheur, un agenda de ce dernier attestant, à la date du 13 mai, un rendez-vous avec un certain D. Elias, à Paris, une photographie montrant David Ellis devant le Potala, à Lhassa et des lettres) relancent la recherche des traces de David Ellis après 1959, lequel, selon cette hypothèse, aurait échappé à la mort au Tibet et serait revenu à Paris.


Années 2000

Le 28 janvier 2000, un homme sans âge, disant s'appeler Petramelli, ayant appris l'objet de notre enquête, nous contacte pour nous parler d'une machine qui lui a été confiée dans sa jeunesse par un vieux répétiteur de langue : un étrange appareil qui a la faculté d'écrire tout seul... Nous convenons d'un rendez-vous, chez lui, où il nous montre la machine, en laquelle nous reconnaissons les descriptions du Profator, et en parfait état de marche, malgré son âge avancé ! Nous avons ainsi, désormais, la preuve qu'un exemplaire du Profator, au moins, est conservé.

Qui se cache sous le nom de Petramelli ?

Ce nom nous apparaît comme un nom d'adepte, et sonne comme « Fulcanelli ». Il pourrait être forgé sur petra, « la pierre » et melli, « le miel », mais on peut le lire aussi petram Elli, « la pierre d'Ellis ». Nous faisons ainsi l'hypothèse audacieuse que David Ellis et Petramelli seraient un seul et même homme, en effet, né en 1877, David Ellis aurait eu 123 ans le jour de notre rencontre. Pourtant, l'homme que nous avons vu alors n'en paraissait que cinquante !


À partir du 1er janvier 2012, un collège profatique, sous le nom de Synode des Sept-Voix, se met à proférer des quatrains remarquables, solennellement... jusques à quand ?